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Toyota · · 3 min de lecture

Supra (Toyota) : histoire, caractère et évolution

De la Celica Supra de 1978 à la GR Supra de 2019, en passant par la A80 et son six-cylindres 2JZ : les générations et la technique d'un coupé Toyota.

Supra (Toyota) : histoire, caractère et évolution

La Supra est le coupé sportif de Toyota, avec une idée fixe : un six-cylindres en ligne à l'avant, une propulsion, une ligne de grand tourisme. Née comme une version longue de la Celica, elle est devenue un modèle à part entière, puis a disparu pendant près de vingt ans avant de revenir en 2019.

Qui elle est

Le nom vient du latin et signifie « au-dessus ». Il apparaît en 1978 sur la Celica Supra, une Celica dont le nez est allongé pour accueillir un six-cylindres en ligne de 2,6 litres, le 4M-E. À ce stade, c'est un coupé de tourisme confortable, plus qu'une sportive : Toyota cherche surtout à proposer une alternative japonaise aux grands coupés européens.

Histoire et évolution

La deuxième génération, la A60, arrive en 1981 et affine la recette, avec un moteur de 2,8 litres. En 1986, la A70 se détache de la Celica : la Supra devient un modèle autonome, et reçoit en 1987 une version turbocompressée, la 7M-GTE, qui lui donne une vraie réputation de performance.

La A80, présentée en 1993, est celle que l'on garde en mémoire. Sa carrosserie arrondie, son large becquet et son moteur 2JZ-GTE, un six-cylindres en ligne de 3,0 litres à deux turbocompresseurs séquentiels, en font la référence de la lignée. Elle est annoncée à 280 chevaux au Japon, selon l'accord informel de l'époque, et à environ 320 aux États-Unis. Sa production s'arrête en 2002 au Japon. Pour une autre lignée japonaise à moteur six-cylindres turbo, on peut lire l'histoire de la GT-R de Nissan.

Caractère

Le 2JZ-GTE tient sa réputation à sa robustesse. Son bloc en fonte supporte sans broncher des puissances très supérieures à celles d'origine, ce qui a fait de la A80 une base de préparation recherchée, de la piste de drag aux circuits de drift. Au volant, la voiture est une propulsion stable et progressive, dont la poussée arrive franchement quand les turbos s'engagent.

La A90, lancée en 2019, change de logique. Elle est développée avec BMW, partage sa plateforme et son moteur avec la Z4, et se construit à l'usine Magna Steyr de Graz, en Autriche. Le six-cylindres en ligne de 3,0 litres turbo, d'origine BMW, développe 340 chevaux au lancement, puis 387 à partir de 2022. Un quatre-cylindres de 2,0 litres complète la gamme, et une boîte manuelle est ajoutée en 2023.

Faits marquants

Le cinéma a beaucoup fait pour la A80 : la Supra orange de Fast & Furious en 2001 a installé le modèle auprès d'un public bien plus large que celui des passionnés. Le retour de 2019 a divisé : une partie des amateurs a regretté que la voiture ne soit pas entièrement conçue par Toyota. Le constructeur a répondu en soignant le réglage du châssis et en engageant la GR Supra en compétition.

Design et ce qu'elle représente

Le dessin de la A80 tient à ses courbes continues, ses phares en blocs fins et son hayon haut. La A90 adopte des volumes plus courts et plus musclés, un empattement réduit et une poupe très ramassée, avec une double bosse de toit qui rappelle les coupés des années 1960.

La Supra représente une certaine idée de la sportive japonaise : un grand six-cylindres, de la marge mécanique, et un modèle que ses propriétaires font évoluer plus qu'ils ne le conservent d'origine.

Les lignes de la Supra, de la A80 à la A90, se prêtent bien à l'encadrement mural.

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