L'AMG GT est la première sportive de Mercedes entièrement conçue par AMG, la filiale performance de la marque. Présentée en 2014, elle succède à la SLS AMG et adopte une recette classique : un moteur V8 placé à l'avant, derrière l'essieu, et une transmission reliée aux roues arrière. Une longue capote, un habitacle reculé : le dessin dit tout de l'intention.
Qui elle est
La SLS AMG, lancée en 2010 avec ses portes papillon, était un hommage à la 300 SL des années 1950. L'AMG GT, nom de code C190, change de ton. Elle est plus compacte, plus abordable et pensée pour rouler vite sur circuit comme sur route. Elle reprend toutefois la structure en aluminium, qui limite le poids, et une répartition des masses soignée.
Le moteur est un V8 4,0 litres biturbo, désigné M178. Son particularisme tient à l'emplacement des deux turbocompresseurs, placés dans le V entre les rangées de cylindres. AMG parle de « hot inside V ». Le circuit d'échappement est plus court, la réponse à l'accélérateur plus franche, l'encombrement réduit. Le carter d'huile est sec, ce qui permet de loger le moteur très bas.
Histoire et évolution
La gamme de départ comprend deux versions : l'AMG GT, avec 462 chevaux, et l'AMG GT S, avec 510 chevaux. La boîte est un double embrayage à sept rapports, montée à l'arrière avec le différentiel, selon le schéma dit transaxle. Une version GT C, plus large et plus puissante, suit en 2016 avec 557 chevaux, puis le roadster en 2017.
La GT R, présentée en 2016, marque le sommet de la première série. Elle développe 585 chevaux, reçoit des roues arrière directrices et un aileron actif. Sa peinture vert vif, baptisée « Green Hell Magic », fait référence au Nürburgring, surnommé l'« enfer vert ». Pour mieux comprendre ce circuit, on peut lire notre dossier sur le circuit du Nürburgring.
En 2018 arrive une variante à quatre portes, appelée Coupé 4 portes, qui partage le nom mais pas la structure. En 2020, la Black Series porte la puissance à 730 chevaux. Son V8 reçoit un vilebrequin à plan plat, un choix technique inhabituel chez AMG qui change le son et la montée en régime. Mercedes annonce alors un temps de 6 min 43 s sur la Nordschleife, un record pour une voiture de série à l'époque.
Caractère et famille
L'AMG GT n'est pas une voiture de salon. Sa direction est précise, sa position de conduite très basse, et sa partie arrière peut surprendre lorsque l'on exagère à l'accélération. Les versions plus puissantes demandent une vraie attention. Face à la 911 de Porsche, elle propose une approche plus théâtrale : plus de caractère, un son plus rond, moins de rigueur clinique.
Elle a aussi couru. La déclinaison GT3, lancée en 2015, a été développée pour les championnats de voitures de grand tourisme et s'est imposée dans plusieurs épreuves d'endurance.
Faits marquants
Plusieurs traits reviennent d'une version à l'autre. La calandre « Panamericana », avec ses lames verticales, rappelle la 300 SL engagée à la Carrera Panamericana en 1952. Les entrées d'air latérales, l'arrière large et les feux fins composent une silhouette reconnaissable de loin.
La seconde génération, présentée en 2023 sous le code C192, rompt avec la première. Le coupé devient un 2+2, avec deux places arrière d'appoint, et adopte la transmission intégrale 4Matic+. Le V8 4,0 litres biturbo est conservé, avec 585 chevaux dans la version AMG GT 63. Les débats sont vifs chez les amateurs : la voiture gagne en polyvalence, mais s'éloigne du côté radical de sa devancière.
Design et ce qu'elle représente
Le dessin de l'AMG GT repose sur un équilibre simple : un capot très long, un habitacle placé près de l'essieu arrière, des hanches marquées. La première génération reste la plus pure. La seconde est plus massive, avec une face avant plus haute.
Elle représente le point de rencontre entre l'ingénierie allemande et le mythe de la sportive des années 1950. Une voiture de route fidèle à l'héritage de la 300 SL, sans copier son dessin.
Les lignes de l'AMG GT, longues et tendues, se prêtent bien à l'affichage mural.



