Livraison offerte dès 39 € · France métropolitaine

Ferrari · · 3 min de lecture

Maranello : le lieu, son histoire et son ambiance

Petite commune d'Émilie-Romagne devenue capitale mondiale du cheval cabré. Géographie, usine, piste de Fiorano et musée, et pourquoi ce nom fait rêver.

Maranello : le lieu, son histoire et son ambiance

Maranello n'est qu'une petite commune d'une vingtaine de milliers d'habitants, au sud de Modène, dans la campagne plate d'Émilie-Romagne. Elle n'aurait aucune raison de figurer sur une carte du monde si Enzo Ferrari n'y avait pas installé son atelier en 1943, en déplaçant l'entreprise loin des bombardements qui menaçaient Modène. Depuis, le nom de la ville s'est confondu avec celui de la marque au point de désigner, dans le vocabulaire des passionnés, non plus un lieu mais une origine : une voiture « sortie de Maranello » porte en elle toute une légende avant même d'avoir roulé.

Une usine qui s'est bâtie autour d'une seule idée

Le site s'est développé de façon presque organique, atelier après atelier, sans jamais perdre sa fonction première : fabriquer des voitures pour financer la course. Les bâtiments d'origine, modestes et fonctionnels, ont été rejoints par des halls signés par des architectes reconnus, dont Renzo Piano pour l'un des ateliers d'assemblage. Le contraste est volontaire : Maranello n'a jamais cherché à ressembler à un site industriel ordinaire, mais à un lieu où la mécanique et l'exigence esthétique avancent ensemble, sans jamais céder sur l'une pour l'autre.

Fiorano, la piste privée qui a tout changé

À quelques centaines de mètres de l'usine se trouve l'autodromo di Fiorano, circuit d'essai privé inauguré en 1972. Avant Fiorano, les prototypes Ferrari étaient testés sur route ouverte ou sur des circuits loués ailleurs en Italie. Disposer d'une piste propre, à deux pas des chaînes de montage, a changé la manière de développer une voiture : les ingénieurs peuvent faire rouler un mulet le matin et corriger un réglage l'après-midi. Michael Schumacher y a passé d'innombrables journées durant ses années de titres, et le circuit sert encore aujourd'hui à valider chaque nouveau modèle avant sa présentation officielle.

Le musée, où l'histoire se raconte aux visiteurs

Depuis 2004, le Museo Ferrari occupe un bâtiment attenant à l'ancien atelier d'Enzo, complété en 2012 par la Galleria Enzo Ferrari à Modène même. On y croise la 125 S de 1947 aussi bien que les monoplaces de Formule 1 les plus récentes, dans une scénographie qui traite chaque voiture comme une pièce de musée plutôt que comme un objet commercial. Le lieu attire des visiteurs qui n'achèteront jamais de Ferrari, venus simplement voir de leurs yeux l'endroit où le mythe a pris forme.

Un paysage rouge et discret à la fois

Ce qui frappe un visiteur à Maranello, c'est le décalage entre la discrétion du bourg et la démesure de ce qu'il abrite. Les rues résidentielles côtoient des ateliers où se construisent des voitures à plusieurs centaines de milliers d'euros, sans grille tape-à-l'œil ni signalétique excessive. Le rouge n'apparaît que par touches : une porte d'atelier, un drapeau, la façade du musée. C'est cette retenue, presque paysanne, qui rend le lieu photogénique : il ne joue pas un rôle, il travaille.

Maranello reste avant tout un lieu de travail, celui où chaque voiture de la marque commence son existence avant de rejoindre une route ou une affiche de chambre.

Voir les posters Ferrari

À lire aussi