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Ferrari · · 3 min de lecture

Ferrari : histoire, modèles cultes et légende de Maranello

D'Enzo Ferrari à la SF90, comment une écurie de course devenue constructeur a fait du rouge une signature. Origines, modèles fondateurs, la piste, le design et ce qui rend une Ferrari reconnaissable en une seconde.

Ferrari : histoire, modèles cultes et légende de Maranello

Ferrari est la seule marque automobile dont le nom évoque immédiatement une couleur, un son et un lieu. Le rouge, le cri d'un V12 et Maranello, petite commune d'Émilie-Romagne où tout se fabrique encore. Derrière l'image, il y a une histoire très particulière : celle d'un constructeur qui n'a jamais voulu en être un.

Enzo Ferrari, la course avant tout

Enzo Ferrari naît à Modène en 1898. Pilote puis directeur de l'écurie de course d'Alfa Romeo dans les années 1930, il fonde la Scuderia Ferrari en 1929 pour faire courir les voitures de la marque milanaise. Ce n'est qu'après la guerre, en 1947, que la première voiture portant son nom, la 125 S, sort de l'atelier de Maranello. Pour Enzo, la vente de voitures de route n'a qu'un but : financer la compétition. Cette hiérarchie, la piste d'abord, a façonné la marque pendant des décennies et explique encore son ton.

Les modèles qui ont construit le mythe

Quelques voitures suffisent à raconter l'évolution de la marque.

  • 250 GTO (1962) : la grande GT de course, produite à trente-six exemplaires, aujourd'hui la voiture de collection la plus chère du monde.
  • Testarossa (1984) : les flancs à lamelles, l'icône des années 1980, la Ferrari des posters de chambre et des séries télévisées.
  • F40 (1987) : la dernière voiture approuvée par Enzo lui-même, un an avant sa mort. Carbone, kevlar, biturbo, aucun confort : la Ferrari la plus pure.
  • Enzo (2002) et LaFerrari (2013) : les hypercars jubilaires, laboratoires des technologies venues de la Formule 1, l'hybridation comprise.
  • SF90 Stradale (2019) : la première hybride rechargeable, mille chevaux, le tournant électrique assumé sans renoncer au V8.

Entre ces jalons, les 308, 355, 458 ou 812 forment le quotidien de la gamme, celui que l'on croise réellement sur route.

Soixante-quinze ans de Formule 1

La Scuderia est la seule équipe présente en Formule 1 depuis la première saison du championnat, en 1950. Ascari, Lauda, Villeneuve, Schumacher : chaque époque a son pilote et son style. Les cinq titres consécutifs de Michael Schumacher entre 2000 et 2004 restent le sommet sportif de l'écurie, et Monza, chaque septembre, la démonstration la plus visible de ce que la marque représente en Italie, où l'on parle des tifosi comme d'un peuple.

Un design qui se reconnaît de loin

Pendant un demi-siècle, la plupart des Ferrari sont dessinées par Pininfarina. Le trait est fait de longs capots, de hanches marquées et de prises d'air qui semblent creusées dans la carrosserie plutôt que posées dessus. Depuis 2010, le Centro Stile interne a repris la main, avec une ligne plus tendue mais fidèle aux proportions : moteur central pour les berlinettes, moteur avant pour les grandes GT à douze cylindres.

Le rouge, enfin. Le rosso corsa était simplement la couleur nationale des voitures de course italiennes dans les années 1920. Ferrari l'a gardée quand les autres l'ont abandonnée, au point qu'il représente encore près de la moitié des voitures livrées.

Pourquoi Ferrari fascine toujours

Une Ferrari n'est jamais la voiture la plus rapide, la plus puissante ni la plus rare de son époque. Elle est celle dont la ligne, le bruit et l'histoire s'accordent le mieux. C'est une marque de récits autant que de mécanique : l'atelier de 1947, le vieil homme aux lunettes noires, la F40 sans moquette, le drapeau à damier de Monza. C'est aussi pour cela que ses voitures se prêtent si bien à l'affiche : chacune raconte quelque chose avant même de rouler.

Nos affiches Ferrari couvrent toutes ces époques, de la 250 GTO aux hybrides actuelles.

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