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BMW · · 3 min de lecture

M5 (BMW) : histoire, caractère et évolution

De l'E28 de 1984 à la M5 hybride, retour sur la berline sportive de BMW M : six cylindres, V8, V10 de F1, puis retour au V8 biturbo.

M5 (BMW) : histoire, caractère et évolution

La M5 est la version la plus sportive de la Série 5 de BMW, une berline familiale à cinq places transformée par la filiale BMW M. Depuis 1984, elle repose sur une idée constante : offrir les performances d'une sportive dans une carrosserie discrète. Six générations se sont succédé, avec des moteurs très différents mais le même principe.

Qui elle est

La première M5, de code E28, est assemblée à la main par BMW Motorsport GmbH à Garching, près de Munich. Elle reçoit le six cylindres en ligne de 3,5 litres issu de la supersportive M1, désigné S38. Il développe 286 chevaux en version européenne, ce qui en fait à l'époque l'une des berlines les plus rapides du monde.

Son dessin reste presque identique à celui d'une Série 5 ordinaire. Seuls un petit becquet avant, des jantes spécifiques et les badges M la distinguent. C'est cette sobriété qui fonde sa réputation.

Histoire et évolution

L'E34, lancée en 1988, conserve le six cylindres en ligne. Sa cylindrée passe à 3,6 puis à 3,8 litres, avec jusqu'à 340 chevaux. Une version break Touring est produite à partir de 1992, un format rare pour une voiture de ce niveau.

L'E39 arrive en 1998 pour la Série 5 et en 2000 pour la M5. Elle abandonne le six cylindres au profit d'un V8 atmosphérique de 4,9 litres, le S62, qui développe 400 chevaux. Elle n'est proposée qu'avec une boîte manuelle à six rapports. Beaucoup d'amateurs la considèrent encore comme la plus équilibrée de la lignée.

L'E60, présentée en 2004, change d'échelle. Elle reçoit un V10 de 5,0 litres, le S85, qui développe 507 chevaux et tourne jusqu'à 8 250 tr/min. Ce moteur s'inspire de l'expérience de BMW en Formule 1. La boîte SMG, un manuel robotisé, divise les conducteurs par ses à-coups à basse vitesse.

Caractère et famille

Toutes les M5 partagent un tempérament : un grand coffre, quatre vraies portes et un moteur capable de s'enflammer. La F10, commercialisée en 2011, adopte un V8 4,4 litres biturbo de 560 chevaux et une boîte à double embrayage à sept rapports. Le moteur gagne en couple, mais perd en sonorité, ce que beaucoup lui reprochent.

La F90, lancée en 2018, introduit la transmission intégrale xDrive, avec un mode qui renvoie toute la puissance aux roues arrière. Elle développe 600 chevaux, 625 dans la variante Competition. Pour situer la marque, on peut aussi lire notre fiche sur BMW.

Faits marquants

Le nom M5 est devenu un repère pour les concurrents. Mercedes-AMG avec ses E 63 et Audi avec ses RS 6 ont construit leurs propres berlines sur ce modèle. La comparaison revient dans chaque essai, et chaque marque défend un caractère différent : plus théâtral chez AMG, plus rigoureux chez BMW.

La M5 s'est aussi offert plusieurs variantes rares. L'E34 a eu une version Touring, la F10 une série limitée de 30 Jahre M5, et la F90 une déclinaison CS en 2021 avec 635 chevaux, plus légère et plus tendue. En 2024, la génération suivante passe à une motorisation hybride rechargeable associant un V8 biturbo et un moteur électrique.

Design et ce qu'elle représente

Le dessin de la M5 repose sur la discrétion. Des ailes légèrement élargies, une calandre à haricots, quatre sorties d'échappement et des jantes plus grandes suffisent à la signaler. Les premières générations sont presque des « sleepers », des voitures qui ne trahissent pas leur potentiel.

Elle représente un équilibre rare : une voiture de tous les jours et une voiture de circuit à la fois. Toute la gamme M a été construite sur cette promesse.

Les lignes tendues de la M5, sobres mais musclées, se prêtent bien à l'affichage mural.

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